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Sur le globe

tant que tu écoutes.

Tu coupes, tu disparais.

on regarde qui écoute…

Trois règles, et rien d'autre

Pas de musique, pas de point.

Tu déclares ce que tu écoutes, tu apparais. Tu coupes, tu t'effaces. Ce que montre le globe est vrai maintenant — jamais un souvenir déguisé en présence.

Pas de profil.

Un prénom, une humeur, une ville. Pas de compte, pas de mot de passe, pas de bio à remplir ni d'abonnés à collectionner. Rien à entretenir.

Rien ne s'accumule.

Une écoute terminée devient un écho, et l'écho s'éteint en vingt-quatre heures. Il n'y a pas d'historique à soigner, pas de mur à remplir.

Ce qu'on y fait

Lancer la sphère.

Tu la pousses du doigt, elle ralentit, elle s'arrête sur quelqu'un. Sa musique démarre. Un geste, une découverte, autant de fois que tu veux.

Voir un morceau traverser la planète.

Quand tu te branches sur l'écoute d'un autre, tu joues son titre — donc ton point le joue aussi. Un morceau saute de Lisbonne à Oslo à Séoul, et ça se voit.

Dire quelque chose, ou rien.

Un emoji qui vole d'un point à l'autre, deux mots si tu préfères. Le destinataire le voit arriver en direct, à l'endroit exact où il se trouve.

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